lusieurs chercheurs ont constaté que l’attitude positive envers l’hypnose est un élément important de sa réalisation.

Pour Nicholas Spanos  les attitudes et les attentes négatives vont jusqu’à supprimer l’hypnotisabilité, alors que les attitudes et les attentes positives permettent aux sujets d’atteindre des scores élevés d’hypnotisabilité.

Eysenck et Fureneaux maintiennent que l’attitude est un facteur de la suggestibilité vigile, celle-ci étant résultante d’une aptitude innée de réponse aux suggestions et d’attitudes positives et négatives.

White a démontré une corrélation entre hypnotisabilité et attitudes sociales en générales, et aussi, entre hypnotisabilité et attitude du sujet vis-à-vis de l’hypnose elle-même.

Margaret Brenman et Suzanne Reichard (1943) ont trouvé, d’après des tests de Rorschach, que certains sujets capables de résister à tout effort d’induction de l’hypnose présentent aussi un négativisme très net.

Milton Erickson (2009) a quant à lui démontré que l’attitude du praticien était aussi déterminante du succès ou de l’échec de l’hypnose. Ainsi, lors d’une expérience, Erickson a vanté à un groupe de praticiens les excellentes aptitudes à l’hypnose d’un sujet. Chaque praticien était cependant informé individuellement d’une limite particulière qui ne pouvait être dépassée par ce sujet. Erickson a observé que les praticiens doutant de la capacité du sujet à développer un certain type de transe ne réussissaient pas à l’obtenir du sujet. Cette expérience peut être comprise et interprétée à l’aide des théories de la prophétie autoréalisatrice et de l’espérance de réponse.

Nous retenons que les attentes respectives de l’intervenant et du client conditionneront et influenceront plusieurs aspects de l’intervention hypnothérapeutique.

Ehrenreich , conclut que les divers facteurs inconscients influencent l’hypnotisabilité, et que celle-ci doit être considérée comme une acceptation sélective et individuelle de diverses suggestions.

« Si une conclusion peut être tirée de tous les résultats accumulés jusqu’à présent, c’est que, d’une manière générale, l’efficacité d’une suggestion est fonction : (a) du sujet, (b) de son propre contenu et (c) de l’ensemble le de la situation dans laquelle elle est faite » (Weitzenhoffer, 1967).