Les chercheurs qui se sont intéressé à l’hypnose ont mis au point dans les années 1960 des outils qui permettent de mesurer la profondeur de la transe hypnotique. Ces échelles d’évaluation qui ont permis de standardiser les éléments d’induction de l’hypnose et de valider l’état hypnotique. Ces mesures standardisées ont permis de comparer les résultats obtenus dans différents laboratoires et  d’examiner les différences individuelles.

En recherche la plus usitée est l’échelle de Stanford,  conçue en 1959 à l’Université de Stanford par André Weitzenhoffer et Ernest Hilgard.

L’hypnotisabilité se mesure d’après la vitesse avec laquelle les sujets réagissent à une suggestion donnée (réponse) et d’après le degré de concordance entre suggestion et réponse (fidélité). Ainsi, un ensemble de réponses à des suggestions standard permet de déterminer si la procédure a induit l’hypnose comme produit.

Obtenir une cote exceptionnellement haute ne signifie pas que le sujet vit une expérience d’hypnose exceptionnelle. Cela permet seulement de dire avec un peu plus d’assurance qu’un certain niveau d’hypnose est atteint.

Par ailleurs, Fassler et ses collaborateurs ont démontré que les expériences subjectives (sensations psychologiques ou kinesthésiques) vécues durant l’hypnose sont des déterminants de la réponse à l’hypnose et qu’ils influencent les résultats à l’échelle de la suggestibilité hypnotique. Les réflexions de Fassler établissent un pont entre les théories sociocognitives et les états modifiés de conscience attribués à l’hypnose.