Les chercheurs ont examiné la possibilité de faire accomplir à des individus sous hypnose des actes antisociaux. Dans un article publié en 1949, André Weitzenhoffer a procédé à l’analyse de 11 essais traitant de la possibilité de commettre des actes dérogatoires sous l’emprise de l’hypnose. De ces études 5 lui sont apparues les plus pertinentes en termes méthodologiques.

Il existe deux séries d’expériences contradictoires concernant la production d’actes antisociaux sous hypnose.

Dans certains groupes expérimentaux la suggestion est directe et l’hypnotiste enjoint l’individu à commettre un délit. Il n’y a alors pas de suggestions illusoires quant à l’acte lui-même ou l’environnement. Par exemple, Erickson (1939) faisant une demande directe sous hypnose, ne réussis pas à obtenir le nom de la jeune fille en qui son sujet, un jeune homme, était intéressé.

Dans d’autres groupes sont utilisées des suggestions visant à créer une illusion, des hallucinations et des paramnésies en ce qui a trait à la tâche et à l’environnement. Par exemple, Watkins (1947) incite les sujets à attaquer avec l’intention de tuer en suggérant que la victime est un ennemi mortel, que ce dernier est sur le point de le tuer à moins que ce dernier ne l’ait tué le premier.

Après l’examen des conclusions de ces expériences, André Weitzenhoffer conclu qu’un sujet accomplira tout acte conformément à ses motivations et à la situation perçue à l’état hypnotique. Dans les expériences « réussies », le sujet est amené à considérer l’acte comme nécessaire, souhaitable ou socialement approuvé. Dans les expériences « infructueuses », il est autorisé à percevoir l’acte comme antisocial, de sorte qu’il ne l’exécutera pas.