L’hypnose est souvent représentée comme une forme de contrôle de l’esprit. Pour les professeurs David Walling et Ruth Levine , les médias  (cinéma, émissions de télévision, dessins animés, romans, etc.) participent à la propagation du mythe de l’hypnotiste mystificateur et tout-puissant.

Suite à l’entrée sur la scène médicale française de Franz Anton Mesmer au XVIIe siècle les chercheurs et cliniciens ont examiné le magnétisme animal ou mesmérisme. Ils ont réfuté les prétentions de Mesmer à propos d’un supposé fluide ou pouvoir et conclu que l’imagination était impliquée dans les phénomènes étudiés. Conclusion qui implique le plein consentement des individus qui souhaitent expérimenter l’état d’hypnose. Des recherches sur l’hypnose ont aussi établi que personne ne peut prendre possession de votre cerveau ou de votre volonté contre votre gré. Sous hypnose on ne pourrait vous commander de faire quelque chose qui va à l’encontre de vos désirs et motivations, de vos valeurs ou qui serait jugé anti social. Dans une pareille éventualité, rien ne se passerait, ou encore, cela mettrait un terme à la transe hypnotique (En savoir plus).

Ce qu’il faut retenir, c’est que le mandat de l’hypnothérapeute est d’abord et avant tout thérapeutique. En tout temps, l’hypnothérapeute cherchera à instaurer un état de bien-être en valorisant le vécu de la personne qui le consulte. Toute tentative de subjectivation ou de prise de contrôle sera proscrite.

Filtres inconscients

Ce que je viens de formuler concernant l’hypnose et le contrôle des individus supposent que la procédure hypnotique est constamment filtrée par le sujet. Nous disposons de plusieurs composantes neuropsychologiques qui nous permettent d’analyser notre environnement physique et social afin d’en déceler les dangers potentiels.

Aussi les attitudes, les attentes, certains traits de personnalité ainsi que l’aptitude à l’hypnose influenceront le résultat de la procédure hypnotique et feront que l’expérience hypnotique sera plus ou moins profonde ou appréciée. Ici se révèlent les deux pôles de l’hypnose dans ses aspects psychologiques et physiologiques soit l’attitude envers l’hypnose et l’aptitude à l’hypnose.

Par ailleurs, considérant les représentations sociales  de la population envers l’hypnose,  il est capital d’instaurer dès le début de la rencontre un climat de confiance entre les acteurs de l’intervention. Aussi, pour être efficaces les suggestions employées lors des séances d’hypnose doivent être formulées de manière à respecter l’individu dans ses motivations, objectifs et valeurs.